Le quotidien du village POURKIVOTER2027 rassemble ce matin les nouvelles du mercredi 26 août. Chaque article est rédigé à partir de la presse de référence et renvoie à sa source.
À la une · campagne
Le Medef réunit sept candidats à la présidentielle pour le premier grand débat de la campagne
L'ouverture de la REF 2026 à Roland-Garros, le 26 août 2026 ; sept candidats à la présidentielle ont débattu face aux entrepreneurs.
La Rencontre des Entrepreneurs de France (REF), organisée les 26 et 27 août à Roland-Garros sous le thème « Du courage », a offert mercredi 26 août le premier débat pluraliste de la campagne présidentielle 2027 : Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann, Gabriel Attal, Bruno Retailleau et Marine Tondelier ont répondu, face à cinq dirigeants de PME issus d'une consultation de 66 000 entrepreneurs. Dans son discours d'ouverture, le président du Medef Patrick Martin a fustigé le « fatalisme et la médiocrité », révélant que 82 % des chefs d'entreprise se déclarent pessimistes sur la future politique économique, et a appelé les candidats à des « choix courageux » sur la fiscalité, la dette et la réindustrialisation. C'est la première fois depuis 2017 que des candidats de l'ensemble du spectre politique s'affrontent ensemble devant les acteurs économiques.
Baromètre Ifop vague 5 : Mélenchon bondit à 16-19 %, Le Pen indépassable dans tous les scénarios
Baromètre Ifop-Fiducial vague 5, terrain 24-25 août 2026 — Le Pen reste en tête, bond de Mélenchon.
Le cinquième baromètre Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, réalisé les 24 et 25 août auprès de 1 598 inscrits (notice n° 10242), confirme la domination de Marine Le Pen dans toutes les configurations testées — entre 33 % et 35 % au premier tour — tout en enregistrant un bond de Jean-Luc Mélenchon, désormais crédité de 16 % à 19 % selon les hypothèses, en hausse de quatre à cinq points depuis la vague précédente. Au second tour, Le Pen l'emporterait dans tous les duels testés : 52-48 face à Édouard Philippe, 55-45 face à Raphaël Glucksmann, 67-33 face à M. Mélenchon. C'est le premier sondage mesurant les intentions de vote après l'officialisation de la candidature de M. Glucksmann le 23 août, que ce baromètre crédite de 11 à 18 % selon les configurations.
Retailleau traite LFI de « parti de collabos avec l'islamisme » et tourne le dos à Philippe et Attal
Bruno Retailleau, candidat des Républicains à la présidentielle, lors de son interview de rentrée sur BFMTV, le 26 août 2026.
Bruno Retailleau a lancé mercredi 26 août sa campagne de rentrée en qualifiant La France insoumise de « parti de collabos avec les ennemis de la France » dans une interview sur BFMTV, visant les positions qu'il attribue à M. Mélenchon et à plusieurs élus LFI sur l'islamisme. Le candidat des Républicains a dans le même temps fermé la porte à toute alliance avec M. Philippe et M. Attal, estimant qu'ils ne peuvent pas « se décontaminer du macronisme », et qualifié Marine Le Pen de « socialiste ». Cette triple attaque — contre la gauche radicale, les candidats du centre-droit et le Rassemblement national — dessine une stratégie de singularisation visant à capturer un électorat de droite traditionnelle réfractaire à toutes les autres offres.
Attal veut rétablir le certificat d'études à l'entrée en 6e et stabiliser l'Éducation nationale
Gabriel Attal présente le 26 août 2026 son programme pour l'Éducation nationale, qui inclut le rétablissement d'un certificat d'études à l'entrée en 6e.
Gabriel Attal a présenté le 26 août dans un entretien au Monde le volet éducatif de son programme : rétablir un certificat d'études obligatoire à l'entrée en 6e — inspiré de l'examen abandonné en 1989 — et instituer une « année passerelle » pour les élèves qui n'en auraient pas le niveau. Il propose que le ministre de l'Éducation reste en poste cinq ans, contre une moyenne de dix-huit mois depuis 2017, et s'engage à revaloriser les salaires des enseignants de 200 à 500 euros par mois. M. Attal souhaite inscrire ces engagements dans une loi de programmation votée dès 2027, à l'heure où M. Philippe propose de son côté une hausse de 20 % des rémunérations enseignantes — les deux candidats du centre-droit se disputant ainsi le même terrain.