Europe & institutions : Europe des nations et démocratie directe
Ligne souverainiste classique : primauté du droit national, Europe des nations et coopérations à la carte, avec un « choc démocratique » fondé sur le référendum d'initiative citoyenne. La sortie de l'espace Schengen en est le volet frontalier, évalué en détail dans le thème immigration.
Référendum d'initiative citoyenne
Permettre à un nombre déterminé de citoyens de déclencher un référendum national contraignant, y compris pour abroger une loi votée ou révoquer un élu, afin de rendre au corps électoral un pouvoir de décision continu.
Chiffrage : Coût d'organisation de plusieurs dizaines de millions d'euros par scrutin.
Note de crédibilité : 58 sur 100. Précision de la mise en œuvre 15 sur 25, financement 18 sur 25, adossement au consensus économique 11 sur 25, précédents observés 14 sur 25.
Arguments favorables : Le référendum d'initiative partagée existe déjà en droit français depuis 2008, mais avec des seuils si élevés qu'il n'a jamais abouti : l'abaissement des seuils est une évolution techniquement simple. (Constitution, article 11 alinéa 3 (révision de 2008)) La demande sociale est documentée : le RIC a été la revendication institutionnelle la plus constante du mouvement des Gilets jaunes. (Revendications du mouvement des Gilets jaunes (2018-2019)) En Suisse, la démocratie directe coexiste depuis plus d'un siècle avec une gouvernance stable et des finances publiques saines. (Système politique suisse)
Objections : Le référendum agrège mal des préférences contradictoires : les électorats votent souvent simultanément pour moins d'impôts et plus de dépenses, ce qui produit des blocages budgétaires. (Californie, effets cumulés des propositions référendaires (Proposition 13 et suivantes)) Un référendum abrogatif expose les droits des minorités à un vote majoritaire, sans le filtre du contrôle de constitutionnalité qu'assure la procédure parlementaire. (Critique classique de la démocratie directe non filtrée) La qualité du dispositif suisse tient à un siècle et demi de culture politique, de fédéralisme et de documentation officielle des votations : la transposition n'est pas une simple opération juridique. (Littérature comparée sur la démocratie directe)
Précédent, Suisse (depuis 1891) : Initiative populaire et référendum facultatif au niveau fédéral. Système stable, participation modérée, effet documenté de modération de la dépense publique. Le modèle fonctionne, adossé à une culture institutionnelle construite sur plus d'un siècle.
Précédent, Californie, depuis 1978 : Système d'initiatives populaires très ouvert. Proposition 13 plafonnant l'impôt foncier, suivie de décennies de contraintes budgétaires et de dégradation des services publics de l'État. Un référendum ouvert sans articulation avec le budget produit des engagements contradictoires que personne ne peut arbitrer.
Sources : Programme de Nicolas Dupont-Aignan · Positions politiques 2027, Le Quizz du Berger
Sortir de la politique agricole commune
Renationaliser la politique agricole : remplacer les aides européennes (environ 9 Md€ par an pour la France) par un dispositif national, et fixer des règles sanitaires et commerciales françaises.
Note : 30 sur 100. L'intention est claire mais le remplacement des 9 Md€ d'aides n'est pas chiffré, et aucun État membre n'a jamais quitté la seule PAC : le Royaume-Uni ne l'a fait qu'en quittant toute l'Union. Source : Programme Debout la France : debout-la-france.fr.
Primauté du droit national sur le droit européen
Inscrire dans la Constitution que la loi française prime sur les traités européens et le droit dérivé de l'Union.
Note : 22 sur 100. Frontalement contraire à la jurisprudence de la CJUE et à l'article 55 de la Constitution : applicable seulement au prix d'un bras de fer institutionnel dont aucun précédent en zone euro n'est sorti gagnant. Source : Programme Debout la France : debout-la-france.fr.