Quiz politique 2027 : quel candidat est le plus proche de vos idées ?
Le quiz du village pose 32 affirmations simples — sur les impôts, les retraites, l'immigration, l'écologie, l'Europe, la sécurité… Pour chacune, vous dites si vous êtes d'accord ou non, d'un simple curseur. En cinq minutes, il situe vos idées sur l'échiquier politique et calcule votre affinité avec chacun des 12 candidats à la présidentielle d'avril 2027.
Chaque affirmation est reliée aux positions documentées des candidats sur le même sujet — les mêmes positions que celles publiées, sourcées, dans leurs fiches. Votre degré d'accord est comparé à chacune d'elles : plus vos réponses coïncident avec les positions d'un candidat, plus votre affinité avec lui est élevée. Le quiz vous situe aussi sur deux axes : est-ouest (droite ou gauche économique) et nord-sud (autorité ou libertés).
Trois garanties de neutralité : les affirmations couvrent les propositions de tous les bords à parts comparables ; chaque question est accompagnée d'un encadré de contexte factuel qui présente les deux lectures possibles ; et vos réponses ne sont jamais publiques — le résultat n'est visible que de vous (et de vos amis si vous les invitez).
Les 32 affirmations du quiz
Voici l'intégralité des affirmations posées, avec leur contexte factuel — celui qui s'affiche pendant le quiz pour se décider en connaissance de cause.
🧾 Fiscalité & impôts
« Les plus grandes fortunes doivent payer plus d'impôts. »
L'impôt sur la fortune (ISF) a existé de 1989 à 2017, avant d'être limité à l'immobilier. Les 500 plus grandes fortunes françaises détiennent environ 1 200 milliards d'euros. Les partisans y voient une question de justice fiscale ; les opposants craignent le départ des patrimoines à l'étranger.
« Il faut baisser les impôts que les entreprises paient même quand elles ne gagnent pas d'argent. »
Ces impôts frappent les entreprises avant tout bénéfice (masse salariale, foncier, chiffre d'affaires) : environ 70 milliards d'euros par an, le double de l'Allemagne. Les baisser aide l'industrie, mais prive surtout les collectivités locales de recettes.
« Les très gros héritages doivent être beaucoup plus taxés. »
Les transmissions aux enfants bénéficient d'un abattement de 100 000 € par parent et par enfant : l'essentiel des héritages échappe à l'impôt. Environ 60 % du patrimoine des Français est aujourd'hui hérité, contre 35 % dans les années 1970.
💶 Économie & finances publiques
« L'État doit dépenser beaucoup moins, même s'il faut supprimer des postes de fonctionnaires. »
La dépense publique française représente environ 57 % de la richesse nationale, le niveau le plus élevé d'Europe. Elle finance écoles, hôpitaux, retraites et aides. La réduire permet de baisser impôts et dette, mais signifie moins de services publics ou moins de fonctionnaires (5,7 millions d'agents aujourd'hui).
« La Constitution doit interdire à l'État de dépenser plus qu'il ne gagne. »
La France n'a pas voté un budget à l'équilibre depuis 1974, et sa dette atteint environ 110 % de la richesse nationale. Une « règle d'or » constitutionnelle interdirait les déficits excessifs, comme le « frein à la dette » allemand depuis 2009. Le risque débattu : devoir couper les budgets en pleine crise.
« L'électricité doit redevenir un service public, avec des prix fixés par l'État. »
EDF appartient à 100 % à l'État depuis 2023, mais vend son électricité sur un marché européen concurrentiel. « Sortir l'énergie du marché », c'est revenir à des prix fixés par l'État et à un monopole public — ce que les règles européennes actuelles ne permettent pas.
« Les entreprises qui délocalisent des emplois ne doivent plus toucher d'aides publiques. »
L'État verse chaque année des dizaines de milliards d'euros d'aides aux entreprises (exonérations, crédits d'impôt). Les conditionner au maintien des emplois en France se heurte au droit européen et à la difficulté du contrôle — mais répond à un sentiment répandu d'argent public mal fléché.
⏳ Retraites
« Il faut revenir à la retraite à 60 ans, même si cela coûte très cher. »
L'âge légal est passé de 62 à 64 ans avec la réforme de 2023. Revenir à 60 ans coûterait de l'ordre de 10 à 15 milliards d'euros par an selon le Conseil d'orientation des retraites. La France compte environ 1,7 cotisant pour 1 retraité.
🛂 Immigration
« La France doit accueillir beaucoup moins d'immigrés. »
La France délivre environ 320 000 premiers titres de séjour par an (travail, études, famille, asile). Réduire l'immigration légale suppose de durcir ces critères. Des secteurs entiers — santé, bâtiment, restauration — reposent en partie sur la main-d'œuvre étrangère.
« Les aides sociales et les logements sociaux doivent aller en priorité aux Français. »
La « priorité nationale » réserverait certaines prestations aux Français ou aux étrangers présents depuis plusieurs années. Aujourd'hui, la plupart des aides dépendent de la résidence légale, pas de la nationalité. Une telle réforme exigerait de modifier la Constitution.
« La France doit prendre sa part dans l'accueil des réfugiés. »
La France reçoit environ 140 000 demandes d'asile par an, derrière l'Allemagne. La convention de Genève de 1951 oblige à examiner chaque demande. Le débat porte sur l'effort d'accueil : logement, répartition entre pays européens, délais d'examen.
💼 Travail, salaires & pouvoir d'achat
« Le SMIC doit passer à environ 1 600 € net par mois. »
Le SMIC est aujourd'hui d'environ 1 400 € net par mois. Le porter à 1 600 € net représente une hausse d'environ 14 % pour près de 3 millions de salariés — un gain de pouvoir d'achat immédiat, mais un coût réel pour les petites entreprises qui emploient beaucoup au SMIC.
« Les conditions pour toucher le chômage doivent être durcies, pour pousser au retour à l'emploi. »
L'assurance chômage a déjà été durcie deux fois depuis 2019 (durée d'indemnisation réduite, accès restreint). Le chômage est à environ 7,5 %. Durcir encore pousserait au retour à l'emploi selon les uns, précariserait les demandeurs selon les autres.
« Une entreprise qui fait des bénéfices ne doit pas avoir le droit de licencier. »
Interdire les « licenciements boursiers » empêcherait une entreprise qui fait des bénéfices de supprimer des postes. Aucun grand pays ne l'applique aujourd'hui : protection contre les plans sociaux d'aubaine pour les uns, frein à l'embauche pour les autres.
« Ceux qui veulent travailler plus doivent pouvoir le faire, avec des heures supplémentaires sans impôt. »
Les heures supplémentaires sont déjà défiscalisées jusqu'à 7 500 € par an. Aller plus loin augmenterait le revenu de ceux qui peuvent travailler davantage — mais réduirait les cotisations qui financent la protection sociale.
🌍 Écologie & énergie
« La France doit construire de nouveaux réacteurs nucléaires. »
Le nucléaire fournit environ les deux tiers de l'électricité française, presque sans CO₂. Six nouveaux réacteurs sont déjà lancés ; certains candidats veulent aller jusqu'à 20, d'autres en sortir. Le dernier réacteur construit (Flamanville) a coûté quatre fois le budget prévu, avec douze ans de retard.
« Les produits qui polluent doivent être plus taxés, même si leurs prix augmentent. »
Taxer davantage les produits polluants renchérit leur prix pour orienter les achats. La Suède applique une taxe carbone de plus de 120 € la tonne depuis les années 1990 : émissions en baisse d'un tiers, économie en croissance. Le risque : peser sur les ménages modestes, comme l'ont montré les Gilets jaunes.
« Entre protéger le climat et faire tourner l'économie, le climat doit passer en premier. »
C'est la question de fond des politiques climatiques : ralentir certaines activités polluantes même au prix d'emplois à court terme ? La France vise la neutralité carbone en 2050 et a déjà réduit ses émissions d'environ 30 % depuis 1990.
🇪🇺 Europe & institutions
« La France doit désobéir aux règles européennes quand elles bloquent ce que les Français ont voté. »
Le droit européen prime sur les lois nationales : c'est la contrepartie de l'appartenance à l'Union. « Désobéir », c'est appliquer quand même des mesures contraires (budget, aides d'État, immigration). La Pologne et la Hongrie l'ont tenté : fonds européens gelés et amendes en retour.
« Un million de citoyens doivent pouvoir déclencher un référendum national. »
Le référendum d'initiative citoyenne permettrait à un nombre donné de citoyens — par exemple un million — de déclencher un vote national. La Suisse le pratique depuis 1891. La France a un outil proche (le RIP), mais son seuil de 4,9 millions de signatures n'a jamais été atteint.
« L'Europe doit s'unir davantage, avec une défense commune et un vrai budget commun. »
Une défense commune et un vrai budget commun (aujourd'hui environ 1 % de la richesse européenne) transféreraient des décisions majeures de Paris vers Bruxelles. La seule échelle qui compte face aux États-Unis et à la Chine, disent les partisans ; une perte de souveraineté, répondent les opposants.
🎓 Éducation & école
« Il faut avoir réussi le brevet pour entrer au lycée. »
Aujourd'hui, on peut entrer au lycée sans avoir obtenu le brevet (environ 90 % de réussite). En faire une condition renforcerait l'exigence — mais poserait la question des 10 % d'élèves recalés : redoublement, classes dédiées, orientation.
« Il faut imposer l'uniforme à l'école et renforcer l'autorité des professeurs. »
L'uniforme est expérimenté dans une centaine d'établissements volontaires depuis 2024. Ses partisans y voient un outil d'égalité et de concentration ; les comparaisons internationales ne montrent pas d'effet net sur les résultats scolaires.
🏥 Santé & hôpital
« L'État doit décider où les nouveaux médecins ont le droit de s'installer. »
Environ 6 millions de Français n'ont pas de médecin traitant. Un médecin s'installe aujourd'hui où il le souhaite. Réguler l'installation — comme c'est déjà le cas pour les pharmacies — réduirait les déserts médicaux, au prix de la liberté d'installation d'une profession en tension.
🛡️ Défense & politique étrangère
« La France doit dépenser beaucoup plus pour ses armées, même en économisant ailleurs. »
La France consacre environ 2 % de sa richesse nationale à la défense, soit près de 50 milliards d'euros par an. Passer à 3 %, c'est environ 25 milliards de plus chaque année — deux fois et demie le budget de la Justice.
« La France doit continuer à soutenir militairement l'Ukraine. »
Depuis 2022, la France a fourni à l'Ukraine plusieurs milliards d'euros d'aide militaire (canons, missiles, formation). Continuer, c'est peser sur l'issue du conflit et la sécurité européenne ; arrêter, c'est économiser et parier sur la négociation.
« La France doit reprendre son indépendance militaire vis-à-vis de l'OTAN, sans quitter l'alliance. »
La France a quitté le commandement intégré de l'OTAN en 1966, sous de Gaulle, puis l'a réintégré en 2009. En sortir à nouveau ne quitterait pas l'alliance : cela retirerait les officiers français des états-majors communs, au nom de l'indépendance de décision.
« Tous les jeunes doivent passer par un service national obligatoire. »
Le service militaire est suspendu depuis 1997. Le rétablir pour une classe d'âge — environ 800 000 jeunes par an — coûterait plusieurs milliards d'euros et mobiliserait fortement les armées. C'est autant un choix de société (brassage, engagement) qu'un choix de défense.
« L'argent de l'État russe gelé en Europe doit être saisi pour aider l'Ukraine. »
Environ 200 milliards d'euros de la banque centrale russe sont gelés en Europe. Leurs intérêts financent déjà l'aide à l'Ukraine. Saisir le capital lui-même serait une première juridique mondiale, que certains États jugent risquée pour la confiance dans l'euro.
🏠 Logement
« Dans les grandes villes, les loyers doivent être plafonnés, voire gelés. »
L'encadrement des loyers existe déjà à Paris, Lille ou Lyon : un plafond par quartier. Il protège les locataires en place ; mais les expériences étrangères (Berlin, San Francisco) montrent qu'un gel dur réduit le nombre de logements mis en location.
⚖️ Sécurité & justice
« Les récidivistes doivent recevoir automatiquement une peine minimale de prison. »
Les « peines planchers » (2007-2014) imposaient une peine minimale aux récidivistes, sauf décision motivée du juge. Les études n'ont pas mesuré d'effet dissuasif clair. Les prisons françaises sont occupées à environ 120 % de leur capacité.
« Le cannabis doit être légalisé, ou au moins dépénalisé. »
La France a l'une des consommations les plus élevées d'Europe — environ 1,4 million d'usagers réguliers — malgré la répression. L'Allemagne a légalisé en 2024, le Portugal a dépénalisé dès 2001. Légaliser rapporterait des recettes fiscales et affaiblirait une partie des trafics, au risque de banaliser l'usage.
Questions fréquentes
Le quiz est-il neutre ?
Oui, par construction : les affirmations reprennent des propositions réelles de tous les camps, les pondérations découlent des positions publiques et sourcées des candidats, et le quiz est testé pour que chaque candidat obtienne 100 % d'affinité avec son propre programme. Le site n'est affilié à aucun parti.
Mes réponses sont-elles enregistrées ?
Vos réponses restent sur votre appareil. Si vous créez un compte, votre résultat vous suit d'un appareil à l'autre, et seuls les amis que vous invitez peuvent voir votre position sur l'échiquier — jamais votre vote, jamais le public.
Combien de temps ça prend ?
Environ cinq minutes pour les 32 affirmations. On peut passer une question, revenir en arrière, et lire le contexte de chacune.