11 partis présentent ou soutiennent un candidat à l'élection présidentielle d'avril 2027. Pour chacun : sa ligne politique, ses votes sur les scrutins marquants de l'Assemblée nationale, ses figures, ses affaires judiciaires documentées et l'état de la désignation de son candidat. Données mises à jour le 9 août 2026.
Droite nationale : priorité nationale, réduction drastique de l'immigration, protectionnisme économique et référendums. Le parti a poursuivi sa stratégie de normalisation en visant l'électorat populaire et les retraités, avec l'économie comme talon d'Achille assumé des critiques.
Gauche de rupture : planification écologique, retraite à 60 ans, blocage des prix, désobéissance aux traités européens jugés incompatibles avec le programme. Le mouvement assume une stratégie de conflictualité assumée au Parlement et dans la rue, qui structure autant qu'elle clive la gauche.
Social-démocratie assumée : sérieux budgétaire ET redistribution, soutien indéfectible à l'Ukraine et à l'Europe, écologie de gouvernement. Depuis le congrès de Nancy (juin 2025), le PS a acté son autonomie vis-à-vis de LFI, et l'attelage avec Place publique incarne cette ligne.
Centre libéral : ligne pro-européenne, politique de l'offre, autorité régalienne renforcée depuis 2024. Le parti prépare l'après-Macron sans candidat naturel : la concurrence entre les héritiers du bloc central est le principal enjeu interne.
Droite de gouvernement au sein du bloc central : ordre budgétaire, règle d'or, travail et décentralisation. Le parti est entièrement construit autour de la candidature de son fondateur, déclarée dès septembre 2024 — la plus ancienne de la campagne.
Droite conservatrice et libérale : fermeté migratoire et régalienne, baisse de la dépense publique, défense des territoires. L'élection de Bruno Retailleau à la présidence (mai 2025) a ancré la ligne droitière du parti, en concurrence frontale avec le RN et le bloc central.
Extrême droite identitaire : « remigration », union des droites, guerre culturelle assumée contre le « wokisme ». Affaibli par le départ de Marion Maréchal et de la majorité de ses eurodéputés en 2024, le parti s'est resserré autour de son fondateur.
Écologie politique : bifurcation climatique, justice sociale, féminisme et démocratie renforcée. Le parti tente de sortir l'écologie du procès en radicalité en l'ancrant dans les questions concrètes — logement, santé environnementale, transports.
Communisme de gouvernement : travail, salaires, services publics et nucléaire assumé — une ligne « populaire » qui revendique de parler aux ouvriers et employés plutôt qu'aux centres-villes. Le parti cultive sa différence avec LFI tout en restant dans le camp de la gauche.
Souverainisme gaulliste : primauté du droit national, sortie de Schengen, protectionnisme et référendum d'initiative citoyenne. Structure ramassée autour de son fondateur, le parti revendique une droite « ni RN ni LR » fidèle à l'héritage gaulliste.
Communisme révolutionnaire trotskiste : le parti ne se présente pas pour gouverner mais pour porter « le camp des travailleurs » — interdiction des licenciements, échelle mobile des salaires, expropriation des grands groupes. Une constance revendiquée depuis un demi-siècle.