Les partis politiques de la présidentielle 2027

11 partis présentent ou soutiennent un candidat à l'élection présidentielle d'avril 2027. Pour chacun : sa ligne politique, ses votes sur les scrutins marquants de l'Assemblée nationale, ses figures, ses affaires judiciaires documentées et l'état de la désignation de son candidat. Données mises à jour le 9 août 2026.

PartiDirectionCandidat 2027
Rassemblement nationalJordan BardellaMarine Le Pen
La France insoumiseManuel BompardJean-Luc Mélenchon
Place publique / Parti socialisteOlivier Faure (PS) · Raphaël Glucksmann (Place publique)Raphaël Glucksmann
Renaissance / EnsembleGabriel AttalGabriel Attal
HorizonsÉdouard PhilippeÉdouard Philippe
Les RépublicainsBruno RetailleauBruno Retailleau
ReconquêteÉric ZemmourÉric Zemmour
Les ÉcologistesMarine TondelierMarine Tondelier
Parti communiste françaisFabien RousselFabien Roussel
Debout la FranceNicolas Dupont-AignanNicolas Dupont-Aignan
Lutte ouvrièreNathalie ArthaudNathalie Arthaud

Chaque parti en deux phrases

Rassemblement national (RN)

Droite nationale : priorité nationale, réduction drastique de l'immigration, protectionnisme économique et référendums. Le parti a poursuivi sa stratégie de normalisation en visant l'électorat populaire et les retraités, avec l'économie comme talon d'Achille assumé des critiques.

La France insoumise (LFI)

Gauche de rupture : planification écologique, retraite à 60 ans, blocage des prix, désobéissance aux traités européens jugés incompatibles avec le programme. Le mouvement assume une stratégie de conflictualité assumée au Parlement et dans la rue, qui structure autant qu'elle clive la gauche.

Place publique / Parti socialiste (PP-PS)

Social-démocratie assumée : sérieux budgétaire ET redistribution, soutien indéfectible à l'Ukraine et à l'Europe, écologie de gouvernement. Depuis le congrès de Nancy (juin 2025), le PS a acté son autonomie vis-à-vis de LFI, et l'attelage avec Place publique incarne cette ligne.

Renaissance / Ensemble (RE)

Centre libéral : ligne pro-européenne, politique de l'offre, autorité régalienne renforcée depuis 2024. Le parti prépare l'après-Macron sans candidat naturel : la concurrence entre les héritiers du bloc central est le principal enjeu interne.

Horizons (HOR)

Droite de gouvernement au sein du bloc central : ordre budgétaire, règle d'or, travail et décentralisation. Le parti est entièrement construit autour de la candidature de son fondateur, déclarée dès septembre 2024 — la plus ancienne de la campagne.

Les Républicains (LR)

Droite conservatrice et libérale : fermeté migratoire et régalienne, baisse de la dépense publique, défense des territoires. L'élection de Bruno Retailleau à la présidence (mai 2025) a ancré la ligne droitière du parti, en concurrence frontale avec le RN et le bloc central.

Reconquête (REC)

Extrême droite identitaire : « remigration », union des droites, guerre culturelle assumée contre le « wokisme ». Affaibli par le départ de Marion Maréchal et de la majorité de ses eurodéputés en 2024, le parti s'est resserré autour de son fondateur.

Les Écologistes (ÉCO)

Écologie politique : bifurcation climatique, justice sociale, féminisme et démocratie renforcée. Le parti tente de sortir l'écologie du procès en radicalité en l'ancrant dans les questions concrètes — logement, santé environnementale, transports.

Parti communiste français (PCF)

Communisme de gouvernement : travail, salaires, services publics et nucléaire assumé — une ligne « populaire » qui revendique de parler aux ouvriers et employés plutôt qu'aux centres-villes. Le parti cultive sa différence avec LFI tout en restant dans le camp de la gauche.

Debout la France (DLF)

Souverainisme gaulliste : primauté du droit national, sortie de Schengen, protectionnisme et référendum d'initiative citoyenne. Structure ramassée autour de son fondateur, le parti revendique une droite « ni RN ni LR » fidèle à l'héritage gaulliste.

Lutte ouvrière (LO)

Communisme révolutionnaire trotskiste : le parti ne se présente pas pour gouverner mais pour porter « le camp des travailleurs » — interdiction des licenciements, échelle mobile des salaires, expropriation des grands groupes. Une constance revendiquée depuis un demi-siècle.